Rédigé à 00:22 dans ACCUEILS republié chez P.O.L, Actualité, ENTRETIEN RADIOPHONIQUE, Hadewijche d'Anvers, Une femme ardente | Lien permanent | Commentaires (0)
LA RECHERCHE DE SOI EST UN LONG CHEMIN...
"Morale exigeante. Travail incessant. Alors que tant de choses chaque jour - en nous ou hors de nous - nous incitent à baisser les bras, nous détourner, choisir le retrait. Ne pas perdre de vue que je ne suis, que tu n'es que rarement à la hauteur de ce que nous désirerions être. Faire preuve de patience et de compréhension. Envers soi comme envers autrui. Et ne pas de laisser décourager par les échecs et les déconvenues. Ni par tout ce qui assombrit l'horizon. Pour ce faire, s'employer à se donner des fondations et à se construire. En vue d'être clair, robuste, résolu. Ainsi une têche qui ne peut avoir de fin. Qui implique en outre lucidité et courage. Soit le refus de toute illusion. De sorte que rien jamais ne puisse déraciner notre foi en l'homme. En l'humanité.
[...]
Et souvent tu es là quand j'écris. Avec ta fatigue , tes tourments, ton angoisse. Parfois ton désespoir. Et ces mots que je tire de ma nuit, je les trace à ton intention. Avec cet espoir qu'ils te rejoignent, te révèlent à toi-même, te donnent une plus claire conscience de ce que tu es et éprouves. Avec cet espoir qu'ils t'apaisent et te réconfortent. Qu'ils te soient parfois appui, nourriture, lumière.
Charles JULIET, Accueils, Journal IV - 1982-1988, P.O.L. Décembre 2011 (Réédition), p.198-199.
Photo de couverture : Sylva VILLEROT
Rédigé à 19:17 dans ACCUEILS, Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)
Dans le PROGRAMME
Dimanche 13 novembre
11h30-12h15
Parcours d’écrivain
avec Charles Juliet et Gérard Mordillat
Animé par Bernard Magnier
Le premier vit en province, dans un retrait assumé, et paraît n’avoir d’autre vie que l’écriture et sa quête intérieure. Le second, plus tourné semble-t-il vers l’extérieur, multiplie les formes de réflexion sur l’écriture, passant du journalisme littéraire au roman, du cinéma au documentaire, de l’interrogation sociale à la rédaction des Evangiles. Entre eux, pourtant, on devine bien des points de rencontre, à commencer par ces grandes figures qui traversent leur oeuvre, de Beckett à Bram Van Velde ou d’Artaud à Jésus.
Rédigé à 22:20 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0)
C’est le 26 octobre 2011 à minuit tapant que France 2 fêtera les 20 ans de l’un de ses magazines culturels emblématiques : Le cercle de minuit devenu Des mots de minuithttp://www.pluzz.fr/des-mots-de-minuit-2011-10-26-00h00.html .
Dans une émission de trois heures tournée à La gaité lyrique qui associera Laure Adler, Michel Field, Frédéric Mitterrand, le regretté Bernard Rapp, seront évoqués les grands moments de ce programme qui a réuni plusieurs milliers d’acteurs culturels connus et anonymes de tout bord et de toute discipline.
Seront également sur le plateau invités du jour et musiciens pour témoigner ou rythmer cette rencontre festive.
| MINUIT SONT PLUS BELLES QUE VOS JOURS – 20 ANS
A LA GAITE LYRIQUE |
| ADLER | Laure | |
| AGEORGES-SKINNER | Sandrine | abolitionniste |
| ARIAS | Alfredo | dramaturge |
| AUROUSSEAU | Nan | écrivain |
| BENGOLEA | Cecilia | chorégraphe |
| BILLETDOUX | Marie | écrivain |
| BONNAFE | Jacques | cinéma |
| BRAHIC | André | astrophysicien |
| BRUNI-TEDESCHI | Valeria | comédienne |
| CHAIGNAUD | François | chorégraphe |
| DECOUFLE | Philippe | chorégraphe |
| DEMAISON | François-Xavier | humoriste |
| DESPLECHIN | Marie | écrivain |
| FIELD | Michel | |
| FLEURY | Cynthia | philosophe |
| FONTAINE | Brigitte | chanteuse |
| GIRAUD | Brigitte | écrivain |
| HAÏM | Emmanuelle | chef d’orchestre |
| JULIET | Charles | écrivain |
| LABORIT | Emmanuelle | comédienne |
| LE CALLET | Blandine | écrivain |
| LI | Blanca | chorégraphe |
| MARDAM-BEY | Farouk | éditeur |
| MAXIMIN | Daniel | écrivain |
| MERZOUKI | Mourad | chorégraphe |
| CHAQIQ MILOUDA | |
comédienne |
| MITTERRAND | Frédéric | Ministre de la Culture |
| MOREL | François | humoriste |
| NAULLEAU | Eric | Journaliste, polémiste |
| NGUYEN | Anne | chorégraphe |
| NOSFELL | |
chanteur |
| ORSENNA | Erik | écrivain |
| PARRA | Angel | chanteur |
| PENNAC | Daniel | écrivain |
| PERRAULT | Dominique | architecte |
| RENUCCI | Robin | |
| ROMANES | Alexandre | Artiste de cirque |
| RUFUS | |
comédien |
| SANBAR | Elias | historien |
| TROUILLOT | Lyonel | écrivain |
| TUIL | Karine | écrivain |
| VILLEGIER | Jean-Marie | Metteur en scène théâtre |
| WIEVIORKA | Michel | sociologue |
DES MUSICIENS
Chorégraphie de BLANCA LI, extrait de son dernier spectacle « ELECTRO KIF »
Bernard LAVILLIER « Les aventures extraordinaires d’un billet de banque » Album « Saint Etienne »
Paul PERSONNE « Me myself and I » Album « A l’ouest » face B
LE CHOEUR DE SARTENE « Credo » Album Oratorio terra me
Judith CHEMLA « At the end of the landscape »
IMANY « You will knever know » Album The shape of a broken heart
NASSER « Come on » Nasser #4
Rédigé à 20:56 dans Actualité, MOTS DE MINUIT avec Phlippe LEFAIT | Lien permanent | Commentaires (0)
3e salon Editions d’Art, livres d’artiste
37 stands d’éditeurs et d’artistes
Expositions : Bram Van Velde, estampes et lithographies
Delphine Brouchier, “Privautés” - installations
télécharger le programme : 11-plaquette-salon
télécharger le dossier de presse : dossier-de-presse
Rédigé à 22:27 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE, Bram van Velde | Lien permanent | Commentaires (0)
L A C R I S E
Charles Juliet
En septembre 2008, venue des Etats-Unis, plus exactement de la ville de Cleveland, une crise financière, économique, sociale, a déferlé sur l’Europe. Par la suite, elle s’est étendue à d’autres pays. Jusqu’à devenir une crise planétaire. Des millions de gens en ont subi le contrecoup, soit qu’ils ont perdu leur travail, leur maison, soit qu’ils ont été complètement ruinés.
Wall Street avait dû reconnaître que vingt-et-une banques avaient monté cette arnaque dont il est résulté un épouvantable fiasco.
Ces banques avaient poussé de braves citoyens à acquérir leur maison. Elles leur consentaient des prêts qui paraissaient au premier abord avantageux, mais qui comportaient des intérêts progressifs. Après un certain temps, ces personnes ne parvenaient plus à effectuer leurs remboursements. Ils étaient alors jetés à la rue, on saisissait leur maison, et ils perdaient les sommes déjà versées. Ainsi des centaines de milliers de ces pauvres gens ont-ils été dépossédés de tout ce qu’ils avaient.
Enorme scandale qui, par un effet de boomerang, a conduit certaines banques à déposer leur bilan et à ruiner les clients qui avaient déposé là leurs économies.
Les prêts étaient proposés par les banques à des gens simples, parfois plus ou moins illettrés, incapables de lire un contrat, incapables de flairer le piège qui leur était tendu. A la vérité, ces contrats étaient conçus avec l’idée qu’ils devaient finir par ruiner ceux qui se laisseraient appâter. Cette vaste opération concoctée par des professionnels de la finance, d’une malhonnêteté criante, avait d’ailleurs été appuyée par des hommes politiques, par les autorités de la finance, par des hommes politiques, par les autorités de régulation, et même par des universitaires habilement stipendiés
Il y a cent ans, Dostoïevski avait noté dans Les frères Karamazov : « Si Dieu est mort, tout est permis ». Nous pouvons constater aujourd’hui qu’il avait vu juste. De nos jours, avec l’argent roi, ce qui règne, c’est la loi de la jungle. Individualisme forcené, compétition à outrance. Seule obsession : la recherche du profit, et à travers lui, la recherche du pouvoir et de la domination. Dans ces conditions, qui pourrait se préoccuper des intérêts des particuliers ? Parler de morale en certains milieux paraîtrait incongru.
Ces hommes haut placés qui transgressent les règles et les lois, on continue de s’adresser à eux comme s’ils étaient des personnes respectables, alors qu’ils ne sont ni plus ni moins que des tricheurs, des voyous.
L’impunité de ceux qui dominent, se sentent intouchables.
L’accélération de la vie, l’apparition des nouvelles techniques de communication, la possibilité de parcourir de longues distances en peu de temps, l’irruption de graves problèmes auxquels nous n’avions jamais été confrontés et que nous ne savons pas aborder…, tous ces facteurs ont provoqué des ruptures semblant avoir inauguré une nouvelle ère de la civilisation. Des pans entiers du passé ont disparu, et il nous faut maintenant apprendre à vivre dans un monde qu’il nous reste à apprivoiser. Comme d’autres, notre société a été ébranlée par cette succession de séismes qui ont fissuré les piliers sur lesquels elle était établie.
Des êtres fragiles, démunis, des jeunes exclus du savoir et de la consommation, se sentent perdus, redoutent de perdre pied. Des rancoeurs, des intolérances, des haines s’accumulent tandis que les avidités s’exacerbent, que la révolte gronde, est sur le point d’éclater.
Inévitablement la crise a gagné les cœurs et les consciences.
Que penser de cet homme qui, pour de fallacieuses raisons, ferme son usine pour en construire une autre à l’étranger sans se préoccuper du drame dans lequel il plonge des centaines d’ouvriers soudain privés de leur travail ? Que penser de cet homme ? N’est-il pas profondément méprisable ? Ne devrait-il pas être mis au ban de la société ?
Ces jours, on parle à la radio d’une usine qui dans quelques mois va fermer et mettre au chômage quelques trois mille cinq cents ouvriers.
La France est un pays riche. Elle se situe, je crois, au cinquième ou sixième rang des puissances industrielles. Mais les chômeurs sont maintenant plus de trois millions et le nombre des sans-abri ne cesse de croître. Notre société est inique. Les riches deviennent toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire face, à la pauvreté succède bientôt la misère, puis la précarité, puis la déchéance. Chaque hiver, en France, trois ou quatre dizaines d’hommes et de femmes meurent de froid dans les rues de nos villes.
La crise est dans les cœurs et les consciences, et bien souvent, nous avons l’impression de vivre dans une société malade, une société qui se défait, se délite.
Barbarie au quotidien, scandales à répétition, corruption, acquis sociaux en régression, trafics d’influence, habitude prise par nos dirigeants de falsifier la réalité, de mentir systématiquement et avec cynisme… A force d’avoir été déçus et trompés, nous ne savons plus nous indigner, nous révolter. Toutefois, il faut se garder de céder à la désespérance. Ne pas perdre de vue que le plus grand nombre de nos compatriotes apportent honnêtement leur contribution à la bonne marche et au développement de la société. Savants, chercheurs, médecins, soignants, enseignants, ouvriers, artisans, fonctionnaires sans oublier les pêcheurs et les paysans à qui nous devons notre nourriture, tous travaillent avec le plus grand sérieux et la plus grande probité ! Là est le source qui réconforte et nous permet de garder confiance en l’avenir.
Une société est faite de la réunion des hommes et des femmes qui la constituent. Tel est l’homme, telle sera la société. Celle-ci ne changera que si l’homme entreprendra de se changer.
J’ai entendu à la radio qu’il faudrait moraliser le monde de la finance et de la politique. C’est évidemment une plaisanterie. Pourquoi les hauts responsables des finances et des grands groupes d’affaires, pourquoi les membres des oligarchies en place, pourquoi ceux qui mènent le monde voudraient-ils changer ? Ils sont les exploiteurs, ils sont les prédateurs. Il n’y a aucune raison qu’ils veuillent modifier une situation qu’ils ont façonnée et dont ils tirent de copieux avantages.
Preuve de ce que j’avance : la crise n’a nullement mis fin aux pratiques qui ont cours. Les banques et les traders continuent d’accumuler des bénéfices faramineux. Pour ma part, je ne vois pas comment les choses pourraient s’améliorer. Je pense même qu’elles ne devraient aller qu’en empirant Avec des riches toujours plus riches, des miséreux en toujours plus grand nombre.
Peut-être faudra-t-il que tout s’écroule pour que s’effectue un formidable retournement, pour que nos sociétés se construisent sur de nouvelles bases, qu’elles soient conduites par des hommes résolus à respecter certaines valeurs éthiques, consentant à admettre que la seule consommation ne peut donner un sens à la vie. Alors des forces vives pourront-elles peut-être supplanter les forces qui nous tirent vers le bas.
Charles Juliet a publié aux Editions P.O.L. une trentaine d’ouvrages, notamment un Journal en six tomes, plusieurs recueils de poèmes, ainsi que deux récits L’Année de l’éveil et Lambeaux, livres repris en Folio.
Rédigé à 19:47 dans Actualité, ARTICLE POUR JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (0)
D’œil à œil, à l’épreuve du poème …
Evocation croisée d’une fréquentation intensive des peintres
Bernard NOËL est né le 19 Novembre 1930,
à Sainte-Geneviève-sur-Argence dans l’Aveyron.
Charles JULIET est né le 30 Septembre 1934,
à Jujurieux dans l’Ain.
Bien connus des bibliophiles, l’un écrit en pensant, l’autre pense en marchant…
Tous deux ont publié une œuvre imposante et impliquée dont l’essentiel a été édité chez P.O.L.
Ils ont bâti cette œuvre avec des mots, chacun de leur côté. Apparemment distants, ils demeurent pourtant solidarisés par une amitié discrète et profonde. Une amitié aux larmes qui, en traversant silencieusement les années, est devenue une sorte de nappe phréatique intouchable. Présence indécelable pour le lecteur inattentif, ou encore indifférent à ce qui constitue la place du langage et du silence dans la verticalité de ces hommes rares, des hommes à cœur ouvert.
Le murmure de cette eau, qui est peut-être celle des origines, nous est parvenu, pas à pas, dans la plénitude utile de la lecture sans témoins. C’est en découvrant lentement leurs poèmes, et cette pulsation intime qui est également présente dans le mouvement d’accueil porteur qui a conduit Bernard NOËL à lire Charles JULIET, à faire connaître ses propos écrits sur le peintre et ami Bram Van Velde, puis à plaider efficacement afin que cette écriture longtemps solitaire et taraudée par le doute, soit publiée par l’intermédiaire de Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS.
Cette Scène Poétique constitue donc un moment exceptionnel de retrouvailles qui, sous l’alibi du poème, revêtent un caractère événementiel de première importance.
Marie-Thérèse Peyrin
« Un ami, on en sait infiniment moins de lui que l’impression qu’il vous fait. Autrement dit, l’espace mental qu’ouvre l’amitié touche à tant de choses à la fois qu’on ne les sait pas, car on ne saurait les exprimer à leur rythme et dans leur instant.
L’amitié est d’ordinaire qualifiée par l’entente, mais ce n’est pas l’entente qui crée la rencontre, c’est la violence déchirante, insistante d’une possibilité commune plus forte que la différence »
Bernard Noël
« La quête de soi est essentiellement et avant tout la recherche d’une liberté intérieure. Celle-ci est si difficile à conquérir qu’elle n’est souvent atteinte que dans les dernières années d’une vie , Rembrandt, Cézanne, Bram van Velde ont peint le meilleur de leur œuvre dans le dernier tiers de leur existence. »
Charles Juliet
Cette soirée découle d’une initiative amicale de l’Association Lyonnaise La Cause des Causeuses
http://la_cause_des_causeuses.typepad.com
***
La Scène Poétique a reçu, en sept années d’existence, entre autres :
Démosthène Agrafiotis (Grèce)
Nadine Agostini
Anas Alaïli (Palestine),
Jean Antonini
Isabel Asunsola (Espagne)
Pierre Autin-Grenier
Edith Azam
Isabelle Baladine Howald
Vincent Barras (Suisse)
Hervé Bauer
Philippe Beck
Janick Belleau (Québec)
Patrick Beurard-Valdoye
Julien Blaine
Jean-Pierre Bobillot
Yves Bonnefoy
Lionel Bourg
Le Groupe BoXoN
Thomas Braichet
Cyril Bret
Jean de Breyne
Charles-Mezence Briseul
Anne-James Chaton
Nicolas Chazel
Giuseppe Conte (Italie)
Christian Cottet-Emard
Séverine Daucourt-Fridriksson
Florence Delay
Saleh Diab (Syrie)
Frank Doyen
Ariane Dreyfus
Jean-Pascal Dubost
Armand Dupuy
Duo Duo (Chine)
Werner Dürrson (Allemagne)
Antoine Emaz
Denis Ferdinande
Violaine Forest (Québec)
Alessandro de Francesco (Italie)
Mohammed El Amraoui
André Gache
Renée Gagnon (Québec)
Pierre Gallais,
Albane Gellé
Nicolas Giral
Sandrine Gironde
Liliane Giraudon
Jean-Marie Gleize
Michaël Gluck
Jacques Goorma
Fred Griot
George Hassomeris
Vincent Hoarau
Jean-Louis Houchard
Frédéric Houdaer
Charles Juliet
Béatrice de Jurquet
Leslie Kaplan
Anne Kawala
D. Kimm (Québec)
Roger Lahu
Catherine Lalonde (Québec)
Patrick Laupin
Mylène Lauzon (Québec)
Samuel Lequette
Sébastien Lespinasse
Geneviève Letarte (Québec)
Sophie Loizeau
Sabine Macher
Thierry Martin-Scherrer
Odile Massé
Jérôme Mauche
Emmanuel Merle
Jacqueline Merville
Michèle Métail
Jean-Baptiste Monat
François Montmaneix
Proteus Morganii
Chantal Neveu (Québec)
Sylvie Nève
Bernard Noel
Valère Novarina
Camille Olivier
Charles Pennequin
Christophe Petchanatz
Serge Pey
Robert Piccamiglio
Jean-Yves Picq
Isabelle Pinçon
Emmanuelle Pireyre
Siegfried Plümper-Hüttenbrink
Claudio Pozzani (Italie)
Christian Prigent
Thierry Renard
Jacques Rebotier
Jean-François Robic
Alain Robinet
Germain Roesz
Jacques Roubaud
Valérie Rouzeau
James Sacré
Caroline Sagot-Duvauroux
Annie Salager
Yann Serra
Jean-Pierre Spilmont
Gwenaëlle Stubbe (Belgique)
Michel Thion
Pierre Tilman
Roland Tixier
Serge Tomé (Belgique)
Véronique Vassiliou
Joël Vernet
Eric Villeneuve
Hubert Voignier
Cosima Weiter
Alain Wexler
Klaus-Dieter Wirth (Allemagne)
Claude Yvroud
Annie Zadek...
Beaucoup de beaux moments,
dans de bonnes conditions techniques - merci aux techniciens ! -
et de bonnes conditions d’accueil - merci à Sylvie Bouteille ! -
et dans des relations sereines pour la communication :
- merci à Geneviève Chovet & Maud Botalla ! -
Et merci à Patrick Bazin, ancien directeur,
d’avoir permis l’existence de tout cela.
J’ai une pensée particulière pour ceux que,
entre autres, et outre les lyonnais et rhône-alpins,
je voulais inviter prochainement (et qui n’étaient pas encore venus) :
Joël Bastard, Philippe Boisnard, David Christoffel, Ludovic Degroote,
Jean-Michel Espitallier, Patricia Esteban (Espagne), Bartolome Ferrando (Espagne),
Lili Frikh, Hortense Gauthier, Alain Helissen, Joël Hubaut, Marie Huot, Pierre Le Pillouer,
Philippe Longchamp, Hubert Lucot, Pierre Ouellet (Québec), Sibila Petlevski (Croatie),
Virginie Poitrasson, Anne Portugal, Dominique Quelen, Sapho,
Fiona Sampson (Grande-Bretagne), Lucien Suel, Claude Vercey... etc... etc...
et beaucoup de nos amis québécois encore !...
Patrick Dubost
***
Pour en savoir plus sur la Scène Poétique (son historique) :
http://patrick.dubost.free.fr/la_scene_poetique.html
Rédigé à 00:42 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE, Editeur Principal P.O.L. | Lien permanent | Commentaires (0)
Un grand livre bleu sombre et sobre, peu épais, avec 200 exemplaires en première édition, mais recélant d'émouvantes reproductions de dessins à l'encre et celle d'une huile sur toile intitulée " les forces de la nuit" signées de l'ami disparu EVARISTO. Ses amis , dont Charles JULIET qui a préfacé ce recueil , se souviennent du sourire d'EVARISTO , de sa personnalité fougueuse et attachante. Un autodidacte qui nous a laissés l'année dernière et qui nous manque.
EVARISTO qui disait :
" On ne doit peindre ni par défi, ni pour plaire,
chaque peintre doit s'exprimer différemment,
chacun porte dans son coeur un monde, et c'est
ce monde que nous devons donner à voir.
Voilà ce que doit être la création d'un artiste.
Pour moi , toute peinture doit dire quelque chose
autrement c'est de la décoration."
Les toiles d'EVARISTO vues par son ami Charles JULIET :
Couleurs hissées à l'extrême du cri
Des formes lasses font les gestes de la mère
Des yeux sinistrés traînent dans les visages
Des bras sans espoir essaient des étreintes
Des mains attendries apaisent les larmes
Revivent l'Espagne et l'enfance famélique
(moutons claudicants chèvres borgnes
ânons étiques fouaillés par la faim
sur les collines rocailleuses
oliviers rabougris soleil dément
existence dévastée coeur éclaté
par le fer rouge de l'exil )
Des croix de dressent
Le crépuscule ensanglante les visages
Rédigé à 22:13 dans Actualité, Charles JULIET et ses Peintres, Evaristo | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé à 04:29 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0)
mes outils
je me les suis
façonnés
mes dalles
je les ai extraites
charriées taillées
polies
mais achevé
mon apprentissage
alors qu' il me faut
commencer à graver
quel mot choisir
quelle phrase inventer
qui dirait:
les murailles franchies
les marches forcées
les années errantes
les affres de la soif
l'inévitable agonie
et quel autre mot
quelle autre phrase
évoquerait
l'oeil qui s'inverse
sonde ses tréfonds
accueille une autre
lumière
laisse l'un
dresser en lui
ses forêts
déverser
ses torrents
lui céder
ses immensités
sans frontières
P.O.L,1995, p.156.
Rédigé à 08:58 dans Actualité, Editeur Principal P.O.L., Poèmes de Charles JULIET | Lien permanent | Commentaires (0)
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